Pour le journal Junkpage, j’ai livré ma reco mensuelle sur ce qu’il se fait de mieux en hardcore, euh, grand public (tous publics, disons), de passage live en région Nouvelle-Aquitaine.
Pour le numéro à paraître ce mois de mai 2025, ce sera Coilguns (Suisse).
Ils sont en concert :
Le jeudi 15 mai à Bordeaux (33) : IBoat + Doodseskader
Le mardi 20 mai à La Rochelle (17) : La Sirène + Going Off + Treaks
Je n’avais pas pu m’y rendre, mais Coilguns étaient déjà passés pour un premier week-end impeccable en mars dernier (en festival à La Nef d’Angoulême et à La Ferronnerie à Jurançon à côté de Pau sous le patronage toujours qualitatif du label organisateur A Tant Rêver Du Roi).
J’ai intitulé mon article pour Junkpage « Etrange amour » car j’avais lu que le vocaliste Louis Jucker a expliqué que si Coilguns a baptisé Odd Love (“amour étrange”) l’album paru en fin d’année dernière, c’est après avoir accepté cette vérité : l’étrangeté est leur normalité. Étrange d’avoir duré tant d’années. Étrange d’avoir trouvé sa place dans une “scène” (ce concept en lequel ils concèdent volontiers n’avoir jamais cru). Étrange d’avoir des fans et d’être aimé, sans doute. Et pourtant. Voilà Coilguns dans le van, occupé à sillonner sans relâche toutes autoroutes entre Zurich, Toulouse, Bruxelles et Gdansk.
Remarque importante : à l’heure où la musique se checke en ligne avec une fréquence d’échantillonnage de 48 kHz, sa description est bien futile.
En conséquence, transmettons l’essentiel :
1 – Le combo noise Coilguns est originaire de Suisse (“Bonsoir La Chaux-de-Fond ! Vous êtes chauds ?”).
2 – Il exporte la meilleure noise indé actuelle produite en Confédération Helvétique.
3 – Pour blason il choisi un coeur noir qui saigne.
4 – Coilguns vit dans ce monde où la salle de répétition est le salon, la cuisine et un peu la chambre à coucher et où l’on part enregistrer un album dans un studio au fond d’un fjord sur la route la plus au nord que le van n’aura jamais empruntée, après un ferry, de longs tunnels et une barrière posée là pour des moutons. Et sur le disque, au final, tout cela s’entend.
Photo : Andy Ford



