Rock This Town : le nom fait bien sûr penser à un hymne des Stray Cats, un appel à se réunir le samedi soir autour d’un juke box, célébrer le rock’n’roll, conspuer le disco et faire baisser les yeux à la bande rivale.
Arrivé à sa 19e édition (du 25 avril au 3 mai 2026), le festival international du film musical de Pau peut se permettre de voir largement plus loin que ça. Les mœurs se sont assagies, et, surtout, les centres d’intérêt se sont élargis, comme le prouve un programme chargé avec une trentaine de projections (essentiellement au cinéma Le Melies), des animations, des rencontres et un salon du disque.
J’ai pris l’habitude d’y passer faire un saut chaque année, même s’il m’est impossible bien entendu d’y rester la semaine entière que dure l’événement.
Parmi mes repérages pour 2026 :
• Mixtape (réalisé par Omar Acosta, produit en association avec le label Def Jam), un traitement efficace de la culture hip-hop via un éloge du support (et média) iconique qui en assuré la diffusion internationale : la cassette. Featuring 2 Chainz, A$AP Rocky, KRS-One, Jadakiss, Lil Wayne, etc.
• Kreator Hate and Hope, présenté par sa réalisatrice, la berlinoise Cordula Kablitz-Post. Je serai content de revoir sur grand écran ce rocku que j’avais checké sur les 13 » de mon MacBook au moment de sélectionner un film de metal pour le festival Musical Ecran. Un doc intéressant, qui montre au passage comment des thrashers allemands sont passés de la brutalité des années 1980 à un mode de vie avec séances de yoga, menus vegan et loges sans alcool.
• The Napa State Tapes – The Cramps And The Mutants : remastérisée, la captation déglinguée du concert que les Cramps avaient donné dans un hôpital psychiatrique californien en 1978, complétée d’un docu. Et pour d’authentiques moments de transpiration live, le Reverend Beat Man (avec Milan Slick) sera en concert après les images.
• We are Fugazi from Washington DC. Quand j’avais présenté cette « compilation de films de fans » (donc des captations de concerts) devant une salle assise dans les fauteuils bien douillets du Théâtre Molière pour son avant-première française à Bordeaux, je m’étais dit : « il faudrait que ce film soit montré à un public debout, dans une salle de concert ! ». C’est ce qu’il va se passer à Jurançon (à la Ferronnerie, le QG du label A Tant Rêver Du Roi), suivi d’un concert de Violent Sadie Mode.
Programme complet ici : www.rockthistown-pau.fr
Rendez-vous à la machine à pop-corn vegan !


