Airbnb avec Verbal Razors

Verbal Razors, c’est la réinvention du crossover à Tours.

Ils ont sorti deux albums qui défoncent, dont le dernier, « Misleading Innocence« .


J’ai pris une bière avec Simon (chant), Pierrot (batterie), Degreff (guitare) et Vincent (basse). On a fait une interview courte et efficace. Après quoi ils ont fait un concert, court et efficace. Ça paraît dingo, mais l’organisateur n’avait pas prévu un endroit pour les faire crécher – c’est aussi ça, une des conséquences de jouer du crossover  : parfois on tombe sur une orga underground punk (= matelas), parfois underground metal (= pas de matelas).
Bon, je les ai ramenés chez moi, où ils ont pu passer la nuit, courte mais efficace.

VIVEZ LA BAS

Après le café, je leur ai demandé à chacun de choisir un disque dans ma collection puis on a pris cette photo  :

VERBAL RAZORS WALL GW

Vous avez des albums fétiches, ceux dont on pourrait dire qu’ils sont à la source du son de Verbal Razors ?
Pierrot  : Je suis hyper fan de «  Fabulous Disaster  » d’Exodus. Verbal Razors, c’est d’ailleurs un titre de cet album  ! Il est là le lien  !
Simon  : Mon album culte, c’est «  Something To Prove  » de Spermbirds. On est dans autre chose, mais je pense que ça m’a vachement influencé dans le chant.
Degreff  : J’aime beaucoup «  Handle With Care  » de Nuclear Assault. Avec le Exodus déjà cité et «  Reign In Blood  » de Slayer, ce sont des disques qui m’ont vraiment marqué.
Vincent  : J’adore les vieux Megadeth, et tous les classiques du thrash. Et j’adore écouter les autres parler de tout cela. C’est très enrichissant.


Quand est-ce que vous êtes tombés dans le thrash crossover ?


Pierrot : Ça dépend évidemment par ce qu’on entend par le terme, mais le crossover, je n’en ai pas spécialement écouté, à part des trucs comme Suicidal Tendencies, comme tout le monde… J’étais plus fan de heavy et de thrash. Le crossover s’est imposé, puisque Simon est hyper fan de punk et de hardcore. C’est sa culture. A la limite, j’ai découvert le crossover quand on a commencé à en faire !
Simon : C’est vrai que quand on a monté le groupe, les autres étaient dans le thrash et moi plus dans le hardcore US années 80. Au début, on s’est dit qu’on allait juste faire du thrash, vu les goûts qu’on avait en commun… Puis, en composant, on a épuré sur certains trucs, ce qui ne collait pas. Et puis, il n’y a pas de règle  : soit ça sonne, soit ça sonne pas
.

Verbal Razors - 12-06-2015 © Maxime Hillairaud-3 -700

Pour être de vrais thrashers bien crossover, il faut avoir signé une board. Vous avez des plans  ?


Simon  : Ah, je n’ai pas eu le temps d’en parler aux autres, mais si, on a un plan  ! Je fais du skateboard et j’ai acheté une board au label Crapoulet, un week end à Marseille. Le gars Crapoulet a sorti des plateaux de skate avec un shop. Super bien, à pas cher. Et du coup il m’a filé le plan pour avoir des planches Verbal Razors avec le visuel de l’album avec les grenouilles. Donc voilà, c’est possible  !

VERBAL RAZORS LP



Ah oui, le visuel de votre nouvel album, c’est des grenouilles. Ce n’est pas très thrash, comme délire  ?

Simon  : Ça part d’un de nos titres, «  Dindrobate  ». Ça parle de petites grenouilles, très jolies, à l’air inoffensif. Très séduisantes, très colorées, mais qui sont très toxiques. C’est donc une métaphore des discours doux à l’oreille qui peuvent se révéler très dangereux. Partant de ce titre-là, on cherchait un visuel pour le skeud, et Degreff à eu l’idée de se servir de ces petites grenouilles. Visuellement, elles pètent à fond avec toutes ces couleurs ! Ça nous a fait marrer de sortir un peu des sentiers battus du thrash.


C’est quel label qui a sorti ça  ?

On a fait ça avec Dirty Guys Rock, un label de Tours qui gère aussi une distro et qui organise beaucoup de concerts. Forcément, il a des connexions avec d’autres labels. On est donc parti sur une coprod comme c’est le cas pour les trois quarts des groupes dans le punk hardcore.

Verbal Razors - 12-06-2015 © Maxime Hillairaud-22 - 700



La fierté de la ville de Tours, c’est Radio Béton, non  ?
Simon  : Ça doit être une des plus vieilles radios locales de France. Une radio qui a débuté dans un garage, et qui s’est faite petit à petit. Ils viennent de sortir un bouquin pour leurs trente ans  ! C’est une radio a priori assez rock’n’roll, mais aussi très éclectique.

Ils passent beaucoup de Verbal  ?
Simon : Oui, c’est des amis à nous. Alors forcément, il y a du favoritisme… On a eu droit à l’interview après la sortie du disque, on a été «  album de la semaine  », tout ça.



OK, une question de saison, pour se quitter : est-ce qu’on peut dire que l’été est plus propice au port du bermuda et bandana, et, par extension, plus propice à l’appréciation du thrash crossover ?
Simon : La météo explique peut-être pourquoi les Allemands ont eu Sodom et Destruction comme référence de thrash et pourquoi chez les Ricains il y a eu tout le fun et le festif de la Bay Area.

Une version de cet article a été publiée dans le magazine Abus Dangereux.

A + dans le tour bus !

Photos noir et blanc: Maxime Hillairaud.

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