Barquettes de frites éco-responsables avec Bernie Sanders et le $-Crew à Climax 2017

«  Climax a pour but avoué de contribuer à éveiller les consciences et susciter la transition alimentaire, défi courageux quand certains sont juste là pour manger des frites avec les doigts en se délectant d’un live de $-Crew  », écrivais-je dans l’article consacré au festival Climax, pour la publication Summerjunk 2017.

J’ai assisté ce jour à la présentation à la presse du festival, bien installé dans le club house des Chantiers de la Garonne, avec vue imprenable sur le fleuve.

CONF

Qu’on le veuille ou non, Climax est en passe de devenir le grand festival de musique grand public de la métropole bordelaise.

L’édition 2017 se déroulera du 7 au 10 septembre 2017, à la Caserne Niel (Bordeaux) et au Parc Palmer (Cenon), avec concerts + conférences + street art + sports urbains + 25 food trucks + 82% de mes potes qui ronchonnent contre le principe même de Climax.

Le but avoué des organisateurs, c’est de faire prendre conscience au public d’enjeux majeurs et urgents dans notre monde qui semble bien avancer droit dans le mur, avec Donald Trump qui s’amuse avec le klaxon.

Climax se plaît à reprendre une phrase qu’Edgar Morin avait prononcée lors de l’édition 2016 du festival  : «  La fête permet la communion, la communion favorise la pensée, la pensée est indispensable à la prise de conscience ».

Pour la fête, ce sera donc une programmation de big festival  façon business as usual, avec Paul Kalkbrenner, Franz Ferdinand, Fakear, The Kooks, Morcheeba, Pete Doherty, etc. Et le $-Crew, donc. La prog complète sera dévoilée le 10 juillet.

En gros, cela signifie un budget artistique doublé, avec 3 jours de diff au lieu de 2, et du clubbing toute la nuit (au Rocher de Palmer, à Cenon).

Le parrain de cette nouvelle édition devait être Nicolas Hulot, mais il ne vous aura pas échappé que le gars est devenu ministre entre temps. Le Climax Crew est en train de chercher un remplaçant, en tapant dans leur carnet d’adresse international.

Ils voudraient bien un Américain, histoire de bien compenser carbone les élucubrations du président Trump. Ils ont invité Michele Obama, Leonardo DiCaprio, Michael Moore et Al Gore, mais c’est à la venue de Bernie Sanders qu’on pourrait s’attendre. La ville de Cenon est jumelée avec celle de Hartford, dans le Vermont, Etat dont le sénateur est, bingo, Sanders himself. Un ou deux coups de fil de la part du maire de Cenon et c’est réglé, hein. On se tient au courant.

CLIMAX©0-SEGUIN - MEDUSES

La thématique de cette année est la «  transition alimentaire  », un thème qui plaît à votre serviteur, qui a passé plus de 30 ans de sa vie à se faire foutre de sa gueule eu égard à son régime végétarien non négociable.

Réfléchir à ce qu’on mange et changer ses habitudes  : un levier d’action à portée immédiate de chacun d’entre-nous  !

 Décarbonons nos assiettes, et reprenons donc de la salade
 !

Conférences  : pour une alimentation moins carnée, solidaire, plus respectueuse des animaux, équitable et plus saine  !

Et aussi : y a aura Sea Shepherd au village ONG si tu veux acheter un nouveau sweat shirt  de tes activistes préférés !


 Et je peux te dire qu’à bord de leurs navires, c’est régime vegan pour tout le monde, moussaillon.

Mise à jour : sur Facebook, Jean-Marc Gancille de Darwin a apporté cette précision : « l’offre « food » sera probablement 100% végétarienne pour atteindre l’objectif d’empreinte carbone minimale du festival« .

Le pari de Philippe Barre, le boss de Darwin  : «Jusqu’alors, les gens sont venus aux conférences grâce aux concerts. Cette année, on va faire venir les gens aux concerts grâce aux conférences ».

Objectif  : passer de 27 000 à 40 000 festivaliers.

Site officiel : www.climaxfestival.fr

Crédit photos :
Fresque, par R.
Conférence de presse, par Instagram Gwardeath.
Méduses, par O. Seguin.

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